Cette fiche présente le développement embryonnaire des organes génitaux et montre que la différenciation sexuelle repose sur des structures communes.
Les illustrations permettent de comprendre comment, chez tous les embryons, les organes génitaux se développent à partir des mêmes bases avant de prendre des formes différentes.
Cette fiche constitue un support utile en santé sexuelle et en EVRAS, pour mieux expliquer le développement sexuel, déconstruire les stéréotypes et montrer la diversité des trajectoires corporelles.
Les organes génitaux externes commencent à se former chez l’embryon vers la fin de la 5e semaine et le début de la 6e semaine d’aménorrhée.Jjusqu’à la 9e semaine, l’embryon est indifférencié, c’est-à-dire que l’aspect morphologique des organes génitaux externes (OGE) est similaire chez les embryons mâles (XY) et les embryons femelles (XX) C’est à partir de la 10e semaine que l’on peut observer une différenciation anatomique en fonction du sexe chromosomique. C’est également à cette date que l’embryon change de nom et devient fœtus.
A 14 semaines d’aménorrhée, les OGE sont bien différenciés et l’on peut observer les structures définitives
S'assurer que la personne a une bonne connaissance de l'anatomie de son corps est une première étape lorsque l'on entame une sexothérapie.
Rappels
Les différents éléments constituant d’une vulveVulve avec clitoris entier (en transparence)
Les grandes et petites lèvres tiennent leur nom du latin (labia majora et labia minora), même s’il est très fréquent que les “petites lèvres” soient plus longues que les “grandes lèvres”.
Certains thérapeutes préfèrent employer les termes “lèvres internes” et “lèvres externes”, mais dans ce cas il est important de s’assurer de ne pas créer de confusion avec l’intérieur ou l’extérieur du corps.
Le capuchon du clitoris recouvre le gland du clitoris, partie émergée d’un organe beaucoup plus grand (CF anatomie du clitoris)
Quelques types de vulves (plus ou moins fréquemment rencontrés)
Vulves abstraites
Si vous prenez en charge une personne complexée par l'aspect de sa vulve, lui présenter des schémas volontairement stylisés peut permettre une approche plus « en douceur » lors des premières consultations.
La vulve “barbie” : Les grandes lèvres recouvrent intégralement les petites lèvres. C’est un type de vulve souvent montré dans la pornographie (la plupart du temps suite à une labioplastie) mais assez peu fréquent dans la population générale.La vulve en “chou” : Les grandes lèvres ressortent plus que dans le modèle « barbie »La vulve “rideaux” : Les petites lèvres dépassent des grandes lèvres, parfois une seule des petites lèvres dépasse plus. C’est un type de vulve très commun.La vulve en “fer à cheval” : Les petites lèvres sont exposées dans leur partie supérieure à travers une ouverture, mais sont recouvertes par les grandes lèvres vers le bas.La vulve “tulipe” : Les petites lèvres sont exposées sur toute la longueur des grandes lèvres, ce qui fait penser à une fleur en train d’éclore.
Vulves dessinées
La vulve “barbie” : Les grandes lèvres recouvrent intégralement les petites lèvres. C’est un type de vulve souvent montré dans la pornographie (la plupart du temps suite à une labioplastie) mais assez peu fréquent dans la population générale.La vulve en “chou” : Les grandes lèvres ressortent plus que dans le modèle « barbie »La vulve “rideaux” : Les petites lèvres dépassent des grandes lèvres, parfois une seule des petites lèvres dépasse plus. C’est un type de vulve très commun.La vulve en “fer à cheval” : Les petites lèvres sont exposées dans leur partie supérieure à travers une ouverture, mais sont recouvertes par les grandes lèvres vers le bas.La vulve “tulipe” : Les petites lèvres sont exposées sur toute la longueur des grandes lèvres, ce qui fait penser à une fleur en train d’éclore.
Vulves dessinées avec clitoris
Vulve « chou » avec clitoris en transparenceVulve « Barbie » avec clitoris en transparence Vulve « fer à cheval » avec clitoris en transparenceVulve « rideaux » avec clitoris en transparenceVulve « tulipe » avec clitoris en transparence
Aucune vulve n’est identique
Il existe une très grande diversité de vulves : tailles, formes, reliefs, couleurs, asymétries, visibilité des petites lèvres, importance du capuchon clitoridien ou aspect de l’entrée du vagin varient considérablement d’une personne à l’autre.
Cette diversité anatomique est bien illustrée par des projets pédagogiques et artistiques contemporains, notamment The Great Wall of Vulva, créé par Jamie McCartney, ainsi que The Vulva Gallery, plateforme éducative fondée sur des illustrations et des témoignages.
The Vulva Gallery
The Great Wall of Vulva
Ces ressources permettent de mieux comprendre qu’il n’existe pas de vulve « normale » unique, mais une grande variété d’anatomies habituelles. Elles peuvent être utiles pour rassurer les patientes et les patients, déconstruire certains complexes et améliorer la connaissance anatomique.
Comme pour les vulves, les pénis présentent eux aussi une grande variabilité de taille, de forme, de courbure, d’aspect du gland, du prépuce et de la verge.
S’assurer que l'individu a une bonne connaissance de l’anatomie de son corps est une première étape lorsque l’on entame une sexothérapie.
Présenter à une personne, parfois complexée par l’aspect de sa verge, des schémas de pénis volontairement stylisés, permet une approche « en douceur » lors des premières consultations.
Avec ou sans prépuce
Au repos ou en érection
Pénis au repos (vue ventrale)Pénis en érection (vue ventrale)
Tous les pénis sont différents
En 2006, l’artiste anglais Jamie McCartney a réalisé une œuvre constituée de moulages de sexes d'hommes.
Outre l'aspect artistique et engagé de l'oeuvre, ce travail a permis de montrer au grand public que les sexes masculins sont toutes différents, avec des tailles, des formes de scrotums, de prépuces et de verges différents, des asymétries et des particularités spécifiques à chaque individu.
Au delà de la taille et de la forme, il existe également des différences de couleurs, de pilosité, de courbures qui différencient chaque individu.
Penis Artworks (lien externe)
Les 4 formes de verge en érection fréquemment rencontrées
Les pénis, au repos, sont tous très différents.
Mais, d'après le Dr David Shusterman, chirurgien urologue à la NY Urology, il existerait 4 formes de pénis en érection.
La banane : pénis courbé vers le haut (ou vers le coté). Concerne 10% des pénis en érection.Le champignon : pénis fin avec un gland épais.Le cornichon : pénis épais avec un gland fin.Le crayon : pénis fin avec un gland fin. C’est le plus fréquent des pénis en érection.
Anatomie comparative
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Le clitoris est un organe en grande partie interne. Il comprend plusieurs structures anatomiques, dont certaines sont constituées de tissus érectiles.
Sa partie visible est le gland du clitoris, situé sous le capuchon. Le gland du clitoris correspond au gland du pénis.
Sa partie interne comprend notamment le corps du clitoris et deux piliers, aussi appelés racines, formés par les corps caverneux.
De part et d’autre de l’entrée du vagin se trouvent également les bulbes vestibulaires, constitués de tissu spongieux érectile. Ils peuvent se gonfler lors de l’excitation sexuelle.
Entre le corps du clitoris et le haut des bulbes existe une zone de jonction appelée pars intermedia. Pour simplifier, elle est souvent représentée avec les bulbes, mais il s’agit d’une structure anatomique distincte.
À la différence du pénis, la plus grande partie des corps érectiles du clitoris n’est pas visible de l’extérieur, ce qui explique en partie leur méconnaissance.
L’anatomie du clitoris présente de nombreuses analogies avec celle du pénis : corps caverneux, tissus érectiles, remplissage sanguin lors de l’excitation et forte sensibilité du gland.
Le gland du clitoris est très richement innervé. Sa fonction connue principale est sensorielle : il participe au plaisir sexuel et peut jouer un rôle majeur dans l’orgasme.
Schéma structurel simplifié du clitoris
Situation du clitoris par rapport aux autres organes
L'éjaculation est un mécanisme réflexe, par définition, incontrôlable et qui se produit suite à l'activation du réflexe éjaculatoire par les neurones de la moelle épinière.
S'il n'est pas possible de retenir son éjaculation une fois que ce réflexe a été déclenché, il est toutefois possible de moduler son déclenchement grâce à des neuromédiateurs cérébraux agissant sur le système nerveux sympathique et parasympathique.
Phase 1 : la phase d'excitation
La stimulation du gland du pénis entraîne une excitation des neurones de la moelle épinière, par l'intermédiaire du nerf pudendal, ce qui entraîne une érection par mécanisme réflexe.
Phase 2 : la phase de modulation
La sécrétion par le cerveau de sérotonine (système parasympathique) et de dopamine (système sympathique) va permettre de moduler l'excitation.
Phase 3 : l'imminence éjaculatoire et le point de non-retour
Lorsque l'excitation atteint un certain niveau, l'homme ressent une envie très puissante de continuer son élan. Ses testicules remontent, son érection devient maximale.
À la fin de la zone d'imminence éjaculatoire, il y a le point de non-retour. C'est le point qui déclenche irrémédiablement le réflexe éjaculatoire.
Phase 4 : l'éjaculation
L’éjaculation se déclenche automatiquement une fois que l’excitation atteint un certain niveau. De la même façon que l’éjaculation ne peut pas être déclenchée par la force de la volonté, elle ne peut pas être arrêtée.
Étape 1 : la phase d’émission
Les organes internes se contractent par saccades. L'homme ressent ce qu'on appelle l'impression « d'inévitabilité éjaculatoire ». Le liquide séminal quitte les vésicules séminales pour remplir la prostate. Les différents fluides se mélangent et forment le sperme qui est stocké dans la prostate.
Étape 2 : la phase d’expulsion
La prostate et différents muscles du plancher pelvien se contractent par saccades. Le sperme est propulsé à l'extérieur du pénis par l'urètre.