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Education sexuelle

L’importance de l’éducation sexuelle

Véronique BARANSKA Education sexuelle

Véronique BARANSKA rappelle que l’éducation sexuelle est un droit et un outil de prévention, de santé, d’égalité et de protection des enfants et adolescents.

Intervenant

Véronique BARANSKA

Sexologue, Infirmière en Promotion de la Santé. Licenciée en psychologie, Véronique Baranska est sexologue clinicienne. Autrice de plusieurs livres sur l'éducation à la sexualité, elle est également infirmière, exerçant en Promotion de la santé. Personne-ressource pour Pratiques en santé, site de référencement pour les acteurs de la santé, du social et médico-social.

Points clés

  • L’éducation sexuelle ne se limite pas à la prévention des risques ; elle participe à la santé, aux droits et à l’autonomie.
  • Elle aide à construire des repères sur le corps, les émotions, les relations, le consentement et le respect.
  • Les adultes, l’école, les soignants et les institutions ont des rôles complémentaires.
  • Un vocabulaire clair et assumé permet de sortir de la gêne et de mieux répondre aux questions des jeunes.
  • L’éducation sexuelle contribue à prévenir les violences, les discriminations et les informations erronées.

Bonjour à toutes et à tous, je suis le docteur Arnaud ZELER, médecin sexologue en Haute-Savoie. Je suis co-créateur du site Sexoblogue.fr et co-organisateur du sommet de la santé sexuelle. Je suis également pour quelques semaines encore le secrétaire adjoint de l'AIUS, l'association interdisciplinaire post-universitaire de sexologie, et je suis membre du conseiller d'administration de l'association régionale multidisciplinaire de santé sexuelle, l'ANSS. C'est avec une grande joie que je vous souhaite la bienvenue au sommet de la santé sexuelle 2023. C'est la deuxième édition de ce sommet et cette année, on se réunit à l'occasion de la semaine de la promotion de la santé sexuelle afin d'explorer les enjeux cruciaux de la santé sexuelle et de partager des connaissances essentielles dans le domaine.

Le but de ce sommet, il est de répondre avant tout à la stratégie nationale de santé sexuelle, qui fixe plusieurs objectifs, notamment de sensibiliser 100% des professionnels de santé et du médico-social à la dimension santé sexuelle d'ici 2030. Il fixe aussi comme objectif la stratégie nationale de santé sexuelle, que 100% des élèves bénéficient d'une éducation à la vie affective et sexuelle à l'horizon 2023. On va le voir avec les interventions de ce soir, ce n'est pas encore le cas du tout. Et puis, cette stratégie nationale de santé sexuelle propose que chaque année, s'organise une semaine de promotion de la santé sexuelle à travers l'organisation de colloques, conférences ou de webinaires. Ce sommet, il est co-organisé par Sexoblogue.fr et par la CPTS du Mont-Blanc, qu'on remercie pour sa participation. Il est également parrainé par la US, la Société francophone de médecine sexuelle, le Centre international de formation et de recherche en sexualité, l'ARMS dont j'ai parlé, l'Association droits au corps et l'ANAMACAP, qui est l'association nationale des malades du cancer de la prostate. Je tenais à remercier vraiment chaleureusement nos orateurs et nos oratrices qui ont généreusement accepté de partager leur expertise et leur temps lors de ce sommet. Et donc, vous verrez que leurs interventions vont permettre d'aborder les trois grands champs de la santé sexuelle que sont l'éducation sexuelle, la prévention et le dépistage en santé sexuelle, et puis enfin le soin en santé sexuelle. Et puis, je vous remercie bien sûr tous les participants, vous qui avez choisi participer à cet événement en ligne. Alors, quelques petites consignes afin de profiter pleinement des interventions et je ne le redirai pas à chaque intervention, mais sachez que c'est important de disposer d'une connexion internet stable. Donc pour ça, essayez de désactiver tout ce qui utilise de la bande passante en fond, comme par exemple la synchronisation, Dropbox, si jamais les enfants utilisent Netflix, de la bande passante. Connectez-vous bien à l'application via le lien que vous avez reçu sur email et à chaque intervention, vous retournez dans le mail que vous avez reçu et vous cliquez sur l'intervention suivante. Ça vous permettra de vous connecter automatiquement à la bonne intervention. Si jamais vous êtes déconnecté durant une intervention, vous retournez sur le mail et vous cliquez sur le mail pour vous connecter directement. Voilà. Et puis, on vous conseille également de regarder les interventions directement sur un ordinateur parce qu'on a déjà remarqué qu'il y a des problèmes de connexion qui sont plus fréquents sur les smartphones. Vous pourrez participer activement aux discussions et aux échanges avec les autres participants via la petite fenêtre de tchat que vous pouvez voir à droite de votre écran. D'ailleurs, j'aimerais bien que chaque participant fasse un petit coucou dans la fenêtre de tchat et puis aussi que vous me disiez si vous m'entendez bien. OK, super. Alors, bien entendu, pendant les interventions, les orateurs et les oratrices ne vont pas pouvoir lire les messages pendant qu'ils présentent leur intervention, mais on essaiera de garder cinq minutes à la fin de chaque présentation pour lire les messages. Et puis, moi, de toute façon, je vais rester derrière mon écran et je pourrai répondre un petit peu aux questions en même temps, mais on va surtout laisser les orateurs partager leur expertise.

Maintenant que ces rappels sont faits, j'ai le plaisir et l'honneur d'annoncer que le deuxième sommet de la santé sexuelle est désormais ouvert et on va enfin pouvoir commencer les interventions. Pour cette conférence d'ouverture, moi, j'avais à cœur de faire intervenir Véronique Baranska, qui est sexologue et infirmière en promotion de la santé. Elle est autrice de plusieurs livres sur l'éducation à la sexualité et elle est très engagée dans l'éducation sexuelle. Et justement, c'était important pour moi de la faire intervenir dans le contexte actuel où beaucoup de personnes, notamment les parents, mais aussi certains professionnels de l'éducation, se font vraiment de fausses idées sur ce qu'est l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Et donc, elle va nous parler de l'importance de l'éducation sexuelle. Je vous souhaite à tous une très bonne conférence et je te laisse la parole, Véronique. Bonjour, merci tout d'abord de l'invitation Je suis très touchée de débuter ce sommet avec la conférence d'ouverture. Donc, je me présente, Véronique Baranska, sexologue, infirmière en promotion de la santé en milieu scolaire et j'exerce auprès d'enfants, d'adolescents et de familles. Je suis membre de l'AYUS, membre de l'Association des sexologues cliniciens et membre du Syndicat national des sexologues cliniciens. Donc, je vais vous parler de l'importance de l'éducation sexuelle. Alors, tout d'abord, quelques éléments de langage qui me semblent essentiels de vous partager. En effet, il y a plusieurs thèmes qui sont dits, qui sont écrits, qui sont entendus et qui peuvent porter à confusion. On entend soit éducation sexuelle, soit éducation à la sexualité, éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, éducation à la vie relationnelle et sexuelle, éducation à la santé sexuelle et d'autres termes encore. Ce que l'on peut comprendre qui n'est pas simple pour le grand public est idem du côté de certains professionnels. Donc, il y aurait besoin peut-être de clarifier les choses, mais en tout cas, cela pointe encore une forme de tabou qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui, qui comprend quoi exactement dans le cas de l'éducation sexuelle. Au niveau de l'UNESCO, l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture, il y a des principes directeurs internationaux qui ont été publiés en 2018. Dans cette édition qui était révisée et faite d'éléments factuels, il était réaffirmé que l'éducation sexuelle a toute sa place dans le cadre des droits humains et de l'égalité des genres. Elle encourage un apprentissage structuré de la sexualité et des relations interpersonnelles d'une façon positive, claire et centrée sur l'intérêt des jeunes. Le mot positif et surtout à retenir ici est l'intérêt des jeunes.

En présentant les composantes essentielles des programmes d'éducation à la sexualité efficace, les principes directeurs permettent aux autorités d'élaborer des programmes scolaires complets qui amélioreront la santé et le bien-être des jeunes. Mais c'est le rôle de qui tout ça ? En premier lieu, il est bien évident et que ce n'est pas discutable, la famille joue un rôle essentiel.

Mais l'école a toute sa place à jouer. On ne peut ignorer aujourd'hui que certaines familles peuvent avoir des difficultés à accompagner les enfants et les adolescents. Il y a des familles qui peuvent être dysfonctionnelles, maltraitantes. Et puis, il y a toutes les autres structures. Sans oublier également que de toute façon, à un moment donné, à un certain âge, les jeunes n'iront pas forcément parler de sexualité avec leurs parents. Dans la stratégie nationale de santé sexuelle qui est apparue en 2017, il était clairement identifié que la création du parcours éducatif de santé pour tous les élèves, il rappelait surtout cette création puisque le parcours éducatif de santé datait de 2016, d'une circulaire de janvier 2016. Il permet d'expliciter ce qui est offert aux élèves en matière de santé à l'échelon de l'école, la circonscription de l'établissement scolaire et une articulation étroite avec le territoire. Et dans son axe 1 de cette stratégie, il était clairement indiqué investir dans la promotion de la santé sexuelle, en particulier en direction des jeunes, dans une approche globale et positive. L'intérêt de vraiment être sur cette approche positive et globale. La priorité était d'éduquer dès le plus jeune âge la vie relationnelle et sexuelle dans le respect des droits humains. Il y a vraiment l'importance de retenir ce respect des droits humains. Mais comme l'a dit le docteur ZELER dans la présentation, une des cibles était que 100% des jeunes ont reçu une éducation de qualité à la sexualité et au risque lié tout au long de leur cursus scolaire. Et en fin 2023, donc, tout le monde devait être formé. Et puis, important aussi, 100% des organismes de formation initiale au continu des professionnels de santé proposent une formation complète et globale de santé sexuelle. Je tiens à préciser que par rapport au parcours éducatif de santé, et depuis 2020, on nomme cela maintenant l'école promotrice de santé, tout en sachant que le parcours éducatif de santé se rapproche et est parallèle du parcours citoyen auquel chaque élève va pouvoir bénéficier. La deuxième feuille de route de la stratégie nationale de santé sexuelle, il était rappelé dedans que toutes les structures du milieu scolaire avaient reçu par instruction le fait que les modalités de mise en œuvre des trois séances annuelles d'éducation à la sexualité du CP à la terminale. J'ai noté quelques actions très voyantes et très importantes. Donc, action numéro deux, conçoire et diffuser des outils de promotion de la santé sexuelle accessibles au public en situation de handicap et allophones. Il ne faut pas oublier qu'à l'école, ces publics sont accueillis.

En action numéro cinq, renforcer l'éducation à la sexualité à l'école pour toutes et pour tous. Six, former des étudiants en relais santé sur les questions de santé sexuelle dans l'enseignement supérieur. Là, ce qui était intéressant, c'est qu'on s'approche aussi de la notion d'éducation, en tout cas d'accompagnement avec les pères. En action numéro sept, former et sensibiliser l'ensemble des professionnels intervenant dans le champ social, médico-social, santé et justice à la santé sexuelle et reproductive. En fait, on voit bien que la santé sexuelle et l'éducation sexuelle concernent un petit peu tous les milieux. Et l'action numéro 21, qui me paraissait aussi importante, accompagner les maisons des adolescents dans le repérage et la prise en charge des questions traitant de la santé sexuelle. À nouveau en 2021, l'UNESCO, qui complète en fait, pour le coup, et c'est une façon de le dire, la notion en précisant l'éducation complète à la sexualité en milieu scolaire et précise qu'elle joue un rôle crucial dans la promotion de la santé et du bien-être des enfants et des jeunes. Donc, on va encore plus loin puisqu'il faut que ce soit une éducation qui soit vraiment multidimensionnelle, qui ait un processus d'enseignement et d'apprentissage fondé sur un programme portant sur les aspects cognitifs, émotionnels, physiques et sociaux de la sexualité. On voit bien que la sexualité humaine est transmultidimensionnelle et c'est important vraiment d'avoir ça à l'esprit. Elle vise à doter les enfants et les jeunes de connaissances factuelles, d'attitudes et de valeurs qui leur donneront les moyens de s'épanouir. Le terme épanouir est important, dans le respect de leur santé, de leur bien-être et de leur dignité, de développer des relations sociales et sexuelles respectueuses, de réfléchir à l'incidence de leur choix sur leur bien-être personnel et sur celui des autres et enfin de comprendre leurs droits et de les défendre tout au long de leur vie. Et l'éducation complète à la sexualité se fait aussi bien dans des enseignements très formels que sur des moments moins formels. La notion de droit est aussi importante et vous verrez pourquoi plus tard parce qu'il y a un manque de connaissances assez important à ce sujet-là. N'oublions pas donc, et dans la logique et la base, la sexualité c'est quand même pour le bien-être et c'est pour l'épanouissement de tous et toutes. La vision globale et positive est essentielle. Sans oublier, et c'est des termes qu'on entend assez peu malheureusement en éducation à la sexualité quand elle a lieu, le désir, le plaisir, l'érotisme, la sensualité, mais on pourrait en rajouter beaucoup d'autres. La dernière circulaire du ministère de l'éducation nationale. Dans une autre conférence, j'avais l'occasion d'avoir un historique sur l'éducation à la sexualité du ministère de l'éducation nationale, mais moi j'aimerais être sur cette dernière circulaire qui est du 30 septembre 2022. Cette circulaire en fait est parue suite à une enquête diligentée par monsieur le ministre de l'éducation nationale en France, une enquête auprès de tous les établissements scolaires afin de savoir, sur 2021-2022, le pourcentage des élèves qui avaient reçu l'éducation à la sexualité et le pourcentage, malheureusement puisque monsieur le ministre, lors d'une audition à l'Assemblée nationale auprès de la délégation aux droits des enfants, avait admis que 90% des élèves, 90% des élèves n'avaient eu aucune séance en 2021-2022.

Voilà, donc il rappelait en septembre, l'objectif premier consiste à assurer la mise en œuvre effective dès cette année scolaire des trois séances annuelles d'éducation à la sexualité, à créer les conditions de leur progressivité au fur et à mesure des années, à construire l'articulation de ces séances avec les enseignements et avec les projets éducatifs menés au sein de l'école ou de l'établissement. L'éducation sexuelle, en fait, c'est quand même un accompagnement tout au long de la vie. On parle beaucoup du milieu scolaire, de toute façon, forcément, c'est à ce niveau-là que ça doit commencer, en complémentarité aux parents, mais la vie sexuelle et affective pourrait être essentielle tout au long de sa vie. La sexualité, c'est de la naissance jusqu'à la fin de sa vie, dont le développement psychosexuel de l'enfant et de l'adolescent que vous aurez l'occasion de voir dans une autre conférence. Les bases sont quand même incontournables, à savoir les connaissances et les compétences à fournir, et comme l'a rappelé l'UNESCO, sur ces bases incontournables, c'est les connaissances sur le fonctionnement du corps, le fait de prendre soin de soi, de son corps, l'estime de soi, la confiance en soi, le respect de soi, de l'autre, la connaissance des droits, de la loi, savoir faire des choix éclairés pour sa santé, pour son environnement. Il faut garder à l'esprit aussi que selon l'éducation familiale des enfants et des adolescents, c'est un coup de pied, il peut y avoir une éducation très stricte, où les éducations, selon les cultures, ne permettent pas d'avoir, même essayer de découvrir son propre corps, parce qu'on peut dire à un enfant « non, je ne peux pas faire ça, c'est un perdit, ça dépend de la masturbation, même se toucher le sexe, non, il ne faut pas le faire, et l'environnement est important. » Ce qui est important, c'est qu'au quotidien, mais aussi dans toutes les structures, il faut aussi s'autoriser à remettre les émotions, les besoins, les sentiments, à s'exprimer, et faciliter la communication, ça c'est le rôle des adultes, c'est le rôle des professionnels, ça fait partie aussi de l'accompagnement à la vie affective et sexuelle. Du côté des familles, c'est au quotidien qu'elles font cet accompagnement, l'école, en plus de la rémunération, le respect des lois, des lois, les espaces parents qu'elles peuvent mettre en place, les enfants participent aussi avec les enseignements et les séances tédies, donc le minimum de trois séances annuelles pour le rappelé, de pouvoir travailler ces éléments qui sont essentiels, ce sont la base, la base en santé sexuelle. Il y a d'autres structures qui interviennent comme les centres de santé sexuelle, les Cégis, l'entraînement familial, d'autres associations, et puis tous les autres lieux de vie, le service hospitalier, en fait tout doit être pris en compte, on ne peut pas dissocier l'individu de tout ce qui l'entoure. Sans oublier évidemment les sexologues, dont certains, et fort heureusement, collaborent avec certaines de ces structures, tandis qu'il semble aussi intéressant de savoir que certaines structures ne veulent pas entendre parler d'une collaboration avec des sexologues, ce qui est un peu afflétant en soi, parce qu'ils peuvent quand même aider au niveau de l'éducation sexuelle, en tout cas conseiller. Donc l'école, comme préconisé par l'UESCO, doit avoir une approche globale, positive et bienveillante. Alors qu'est-ce que propose l'éducation nationale ? Dans chaque académie, une équipe de pilotage intercatégorielle doit être mise en place par les recteurs. Il y a aussi des ressources qui sont insérées sur le site École, c'est un site principal sur lequel les professionnels peuvent se rendre pour avoir des informations, même des ressources, des idées, des textes de lois. Il ne faut pas oublier le travail en co-éducation avec les parents, le travail en partenariat avec les sexologues d'ailleurs, en mêlant tous les sexologues, et il ne faut pas oublier que l'éducation à la sexualité, surtout, c'est une éducation transversale dans le cadre de l'école promotrice de santé. Nous allons passer maintenant à l'éducation sexuelle et droits de l'enfant, ce qui est très important puisque les enfants, en tout cas pour ce que j'ai à voir, ne connaissent pas les droits de l'enfant, ce qui est très embêtant.

Les adolescents ne les connaissent pas non plus, donc de nombreux droits de l'enfant se rapprochent, ou en tout cas sont liés à l'éducation sexuelle, par exemple le droit à la santé, le droit à l'éducation, le droit de s'exprimer et d'être entendu sur les questions qui le concernent, le droit d'être protégé contre toutes les formes de violence, le droit d'être protégé contre toutes les formes d'exploitation. N'oublions qu'aujourd'hui, la prostitution, malheureusement, touche de plus en plus de mineurs en France. Le droit de l'enfant en situation de handicap de vivre avec et comme les autres, le droit à la protection de la vie privée. Là, on est pas mal sur ce qui se passe et les débordements liés avec les réseaux sociaux. Donc, à se rappeler et à ne pas oublier que l'éducation sexuelle est l'un des droits sexuels et que les droits sexuels sont annexés aux droits humains, aux bénéfices de toutes et tous. Quelques droits sexuels. Alors, la santé sexuelle ne peut être acquise et maintenue que si les droits sexuels de toutes les personnes sont respectés, protégés et garantis. Ils se basent sur les standards internationaux en matière de droits humains, on l'a vu, et ils font partie intégrante des conventions des Nations Unies qui sont contraignantes. Ces conventions qui sont contraignantes doivent être appliquées ou en tout cas sont des supports pour que les États puissent appliquer l'éducation à la sexualité. Certains droits sont les mêmes que les droits de l'enfant, droits à l'égalité, droits à l'éducation et à la formation, droits à la santé, droits au respect de la vie privée. Un petit aparté, ô combien essentiel quand même, sur l'école inclusive, puisque comme je l'ai dit tout à l'heure, l'école accueille des enfants, des jeunes, des personnes handicapées, des jeunes allophones arrivant, mais c'est le cas aussi dans les structures adaptées où il doit y avoir possibilité de séances adaptées. Concernant la loi du 11 janvier 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation de la citoyenneté des personnes handicapées, j'aime beaucoup ce terme en situation de handicap, ce serait quand même plus intéressant, sans préjudice des dispositions relatives à la prévention et au dépistage prévu notamment par le Code de la santé publique, par le Code de l'éducation et par le Code du travail, l'État, les collectivités territoriales et les organismes de protection sociale mettent en oeuvre des politiques de prévention, de réduction et de compensation des handicaps et les moyens nécessaires à leur réalisation. La politique de prévention du handicap comporte notamment des actions s'adressant directement aux personnes handicapées et des actions pédagogiques en milieu scolaire et professionnel ainsi que dans tous les lieux d'accueil de prise en charge et d'accompagnement en fonction des besoins des personnes accueillies. C'est très, très, très important. Pour cela, il faut forcément que les professionnels soient formés. Alors concernant les professionnels de santé, il apparaît évident, peut-être plus pour les sexologues apparemment, qui sont la plupart du temps aussi professionnels de santé, que la santé sexuelle est indispensable en formation initiale et en formation continue et que les professionnels de l'éducation eux-mêmes soient un minimum sensibilisés en formation initiale et en formation continue pour les professionnels sociaux de santé et psychologues de l'Éducation nationale, mais également dès lors qu'on sait que dans le cadre du référentiel des compétences et métiers du professorat et l'éducation, les professeurs et les conseillers principaux d'éducation sont de partie prenante concernant l'éducation à la santé et les éducations transversales. Il faut qu'ils soient sensibilisés et formés à tout cela. Évidemment, pour celles et ceux qui souhaitent mener des séances en milieu scolaire de façon très spécifique, il y a une formation qui doit pouvoir être leur proposée. Alors l'enjeu principal, depuis le début de mon intervention, on voit plusieurs enjeux, mais l'enjeu principal quand même de l'éducation sexuelle, c'est que cette éducation, c'est l'un des piliers de la santé sexuelle. Et la santé sexuelle, c'est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en matière de sexualité. Et effectivement, ce n'est pas seulement l'absence de maladies, mais seulement d'infirmités. Elle exige une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, et la possibilité d'avoir des expériences sexuelles agréables et sécuritaires, sans coercition, ni discrimination, ni violence. Pour atteindre une bonne santé sexuelle, et on le rappelle, les droits humains et droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et réalisés. La santé sexuelle, bien évidemment, vous l'aurez compris, est indissociable de la santé. C'est un bien-être global. Et quand on travaille dans le soin et dans certaines structures de soins, les hôpitaux et les structures médico-sociales, entre autres les instituts médico-éducatifs, être sensibilisé et formé permet de se sentir plus à l'aise, d'avoir plus de connaissances et de compréhension de certaines manifestations du corps, et de pouvoir donner des conseils justement en santé sexuelle. Et donner un conseil en santé sexuelle, c'est déjà éduquer, c'est déjà faire de l'éducation sexuelle. Il faut toujours considérer l'individu dans sa globalité, et le fait d'être sensibilisé et de reconnaître que la sexualité est une composante importante de la personne, ça ne fait que de respect et de compréhension mutuelle. Il y a aussi des consultations de premier recours, en dehors de séances collectives ou d'informations collectives dans les structures. Par exemple, en milieu scolaire et universitaire, vous avez ces personnels de santé infirmière qui ont une mission de promotion de la santé, et qui, lors de leurs consultations, effectivement, peuvent faire de l'éducation à la santé individuelle. D'ailleurs, elles en font et de plus en plus. Elles donnent aussi la contraception d'urgence, donc il y a forcément de l'éducation à la sexualité à ce niveau-là. Renouvellement d'une contraception orale pour six mois, d'une primo-contraception orale pour six mois. Elles peuvent orienter vers les autres professionnels, vers des centres socialisés. En parallèle, elles donnent des conseils auprès de leurs différents milieux d'exercice. Pour la mise en place de l'éducation à la sexualité, elles participent aux différents temps, à des séances, quand elles sont formées. Ils sont formés parce qu'il y a aussi des infirmiers, bien sûr. La mise en place de séances adaptées, ce qui nécessite beaucoup de temps et de préparation. Et en récolte, évidemment, le médecin traitant est une pierre angulaire pour l'éducation sexuelle et la santé sexuelle. Et tous les autres professionnels de santé qui sont formés, toutes les autres structures, sont aussi des personnes de premier recours qui sont intéressantes à pouvoir consulter. En individuel, par exemple, il est possible d'utiliser... Alors, l'outil, oui, je précise. Un outil, en fait, c'est une médiation. Un outil lui-même seul ne sert pas à grand-chose. Il peut être intéressant, mais il ne sert pas à grand-chose. C'est toujours une médiation quand on éduque à la santé sexuelle, quand on éduque à la sexualité. En fait, peu importe le terme qu'on utilise.

La manette à estime de soi, en fait, c'est... Les hommes, en ayant, en fait, ce qu'on peut dire, les objectifs qu'ils prennent, et les jeunes, ce sont les gens avec lesquels personnellement on utilise cette manette, peuvent profiter de ce temps pour dire ce qu'ils pensent d'eux, enfin, montrer ce qu'ils pensent d'eux. Et on s'aperçoit souvent, malheureusement, qu'ils ont une faible estime d'eux-mêmes. Et voilà, c'est une occasion de voir à quel point ils ne s'aiment pas. Des outils sur la connaissance du corps, le travail avec les émotions, les sentiments, les besoins. Là, il y a des cartes qui sont accessibles par rapport à...

C'est très intéressant. La relaxation, ben oui, parce que prendre soin de son corps, c'est aussi faire un petit peu de respiration abdominale. C'est aussi reconnaître qu'on a un corps et qu'il a cinq sens. Là, en visuel, vous avez, par exemple, un outil très intéressant, un cahier, en fait. Dans l'état, il y a des exercices pour des enfants de 7 à 12 ans.

En collectif, pour trouver des séances, ou en tout cas pour trouver des éléments de séance, puisqu'on ne trouve pas des séances comme ça clés en main non plus, ce n'est pas comme ça que ça doit se passer normalement. Vous avez sur EduScope, donc j'en parlais tout à l'heure, je souhaite me former et obtenir des ressources pour préparer des séances. Je vous engage vivement à prendre connaissance de ce site, tout simplement parce que vous avez différents programmes comme EdSense ou EdSex qui proposent alors des séances en maternelle, des séances en élémentaire, des séances au collège, des séances en lycée. Là, vous avez le visuel des séances en école élémentaire, mais en sachant qu'il y a également le cahier de l'intervenant pour chaque niveau. Et surtout, ils proposent alors, relativement récemment, mais c'est très bien, des ressources aussi pour les personnes en situation de handicap mentale pour les séances.

Et c'est très riche, très riche, très, très intéressant. Quelques exemples. Là, je vais vous parler d'un exemple de séances qui ont été faites en grande section maternelle parce que, bien que la circulaire sur l'éducation et la sécurité parle de trois séances, un minimum de trois séances CP jusqu'à la terminale, bien évidemment, ça peut commencer en école maternelle. Et là, c'est des séances qui ont lieu en grande section. Et pourquoi des maternelles ? Pour favoriser le bien-être des enfants, prévenir les violences sexuelles, favoriser la santé sexuelle et apprendre à développer sa sensorialité sexuelle. Oui, parce qu'on a un corps, dès qu'on est bébé, quand même on a un corps et on grandit avec ce corps et on s'habitue à ce corps, on doit apprendre à le protéger, à l'aimer surtout et à le protéger.

Par exemple, dans une séance, la première séance qui était question du corps des filles et des garçons, les différences anatomiques, leur fonctionnement, nommer le sexe des filles et des garçons, discuter de la procréation et de la naissance. Et certains outils étaient utilisés comme le dessin, les poupons, les jeux, ce sont des formes d'animation pédagogique. Dans une deuxième séance, il s'agissait de l'intimité et des plaisirs du corps. Le droit de dire non, parler du bien-être et du plaisir, le respect de son corps et celui de l'autre. Là, vous allez voir l'individu du côté langage. Et ce qui est intéressant, c'est que ces actions ont été surnommées sexo-éducation. Et quelque part, je me pose la question, est-ce qu'en dehors de tous les termes qu'on a entendu en début de conférence sur les éléments de langage, est-ce qu'on changeait finalement pour ça sexo-éducation? C'est une question que je laisse en suspens. Pour intervenir également les professionnels, je suis infournée auprès des professionnels des écoles, le livret sur les comportements sexuels des enfants qui est très intéressant. Ce livret qui vient de violencessexuelles.com serait problématique ou pas. Donc, qu'est-ce qui est normal à tel âge au niveau de la sexualité? Là où il faut commencer à s'interroger, là où il faut s'inquiéter et quand même orienter éventuellement vers des professionnels. Là, je vous mets un exemple de séance qui a été menée en collège par des jeunes en situation de handicap, avancés à un handicap au niveau cognitif. Donc déjà, faire un état des lieux des connaissances sur le corps, sur l'anatomie.

Alors, en sachant que c'était assez particulier, ils ne connaissaient quasiment rien. Donc, une deuxième séance a été faite sur la poursuite de l'anatomie, forcément, avec des correctifs et des précisions et avec un focus sur les parties intimes qui est interdit de toucher, qu'il faut protéger. Après, il y a eu une séance sur, ce n'est pas un bon secret, ce n'est pas un mauvais secret, c'est une prévention des violences, les violences sexuelles et puis les droits de l'enfant, parce qu'il est important de faire référence aux droits de l'enfant, parler des différentes formes de violences. Alors, de plus en plus, les cyber-violences, on ne peut pas les mettre de côté, vers qui se tournent, quelles sont les personnes de confiance, quels numéros d'appels, qui doivent être connus, mais le premier numéro, c'est le numéro 119, ils le retiennent facilement. Mais le fil rouge de ces séances, c'est quelques exemples, il y en a plusieurs autres encore, mais le fil rouge, c'est parler des émotions, parler des sentiments, parler de l'estime de soi, travailler l'estime de soi et laisser les jeunes communiquer entre eux. En fait, il faut les laisser élaborer leurs propres réponses avec leurs connaissances et leurs représentations. En fait, pour les adultes, nous, on va faciliter les échanges entre eux et leur permettre d'avoir un interprété.

Alors, vous imaginez le travail, vu que c'est des jeunes en situation de handicap, donc qui ne sont pas un groupe d'âge homogène, c'est vraiment un travail microscopique et très ciblé et adapté, mais le principal, c'est qu'ils puissent avoir des connaissances factuelles et qu'on puisse corriger leurs représentations, mais sans leur dire « ce n'est pas bien ce que tu dis ». L'idéal, c'est qu'ils aient leurs propres réponses, mais quelquefois, on est obligé vraiment de les guider et c'est très bien et c'est une marque de respect envers eux-mêmes et ils apprécient vraiment.

Et bon, ça travaille beaucoup de compétences et on donne toujours des compléments de connaissances et puis, voilà, ça, c'est important. Donc, ça va des groupes d'élèves qui sont au niveau sixième, des groupes d'élèves qui sont au niveau cinquième et quatrième et troisième.

Donc, ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de séances et pour le coup, ils ont beaucoup plus de trois séances annuelles. Voilà certains supports qui ont été utilisés lors de ces quelques séances. Le livret sur le stade pour la violence sexuelle, c'est un visuel qui est intéressant.

Sur les droits de l'enfant, vous avez un visuel de l'Unicef. Ces documents, on les trouve facilement sur Internet. Et puis, voilà, par exemple, les ouvrages que vous pouvez lire.

Alors bon, un peu d'égoïsme, les deux premiers sont co-écrits, enfin le premier a été co-écrit avec un connex sexologue. Le deuxième, c'est beaucoup d'éducation sexuelle. Il y a aussi une partie sur l'école et une partie pour les parents.

Vous avez le guide d'éducation à la sexualité humaine. Vous avez aussi celui-ci qui est canadien et qui est plutôt à destination des parents. Mais dès lors qu'un livre est à destination des parents, on peut se dire qu'il est à destination aussi de tout éducateur et tout professionnel qui exerce, voilà, avec des jeunes.

Et tous ces documents-là que je vous présente, en fait, ils sont tous accessibles selon les âges. Voilà, Dis-moi tout le barbu, c'est l'éducation à la sexualité pour les petits. La sexualité des droits, c'est un peu plus âgé.

La bulle de miroir pour les petits. Les petits découvrent de la sexualité. Alors, ces documents-là sont canadiens.

Le Livret de Muriel Salmona, peut-être certains d'entre vous connaissent. Sur son site, sur le site de l'Association Mémoire Traumatique et Victimologie, il y a le Livret d'accompagnement. Vous avez encore ce document-là.

Mon corps est un trésor. Mon sexe, c'est moi. Un autre chose assez rigolote, je dirais.

Ce livret, je l'ai plaqué dernièrement sur LinkedIn pour en faire profiter plusieurs personnes professionnelles, en tout cas pour les réseaux, pour le partage. Il vient de l'Université de Genève. Bizarrement, il a été supprimé, mais ça fait référence à ce que d'autres sexologues peuvent plaquer comme outils pédagogiques et qui finalement ne restent pas longtemps.

Pour les parents, il y a aussi des documents. C'est un site suisse où les parents, donc les éducateurs et les professionnels, peuvent aussi aller se rendre. Comment faire selon les âges des enfants et le développement psychosexuel.

Des documents sur EduSchool, mais j'ai déjà parlé d'Educool. Là, c'est plus des visuels que l'on trouve sur certains liens. Dans celui-ci, vous avez, en fin de vacances, plusieurs séances d'éducation à la sexualité.

Ce document, découvert il n'y a pas très longtemps par le réseau de santé sexuelle publique, est très intéressant pour tous les professionnels de santé, mais pas que, pour savoir comment, en tant que professionnels de premier recours, on peut avoir quelques connaissances, parce qu'il y a beaucoup d'éducation sexuelle dans ce document, mais surtout vers à quel moment orienter et pourquoi orienter.

Et ce site également, onsexprime.fr, il y en a beaucoup d'autres de sites, mais voilà, j'en ai eu pas mal. Le kit d'affiche du Collectif Entre les Jambes qui a fait un visuel très intéressant pour l'éducation à la sexualité. Avec les modifications du sexe au fur et à mesure de l'âge.

Vous avez Sciences Sexe Identité de l'Université de Genève. Vous avez Sexoblogue.fr, avec des conseils de sexologues concernant une sexualité, pour une sexualité établie. Vous avez positivesexed.org, des outils sur l'éducation à la sexualité.

Et là, vous aurez, sur ce site, une autre forme d'acquisimité qui est très intéressante, en dehors des personnes en situation de handicap. McJeuneLGBT, c'est pour les jeunes LGBTQ+, et puis j'ai mis celui-ci, en fait, dans le cadre de la stratégie nationale du santé sexuelle, chaque région doit avoir mis en place un centre de santé sexuelle ou handicap concernant le handicap.

Là, j'ai juste mis le lien de celui de l'Île-de-France, mais c'est pour l'éducation, en fait, de cette stratégie. Je vous remercie de votre attention. Merci beaucoup, Véronique, pour cette présentation d'ouverture, pour cette première journée, cette première soirée de conférence sur l'éducation sexuelle.

C'est vrai que tu l'as dit en ouverture, toi maintenant, tu dis éducation sexuelle, tu es décomplexé. C'est vrai que moi, j'ai plutôt tendance à dire éducation, vie affective et relationnelle. C'est-à-dire que je vais plutôt enlever le sexuel.

Mais je crois que tu as raison, il faut assumer. C'est ça, c'est l'éducation sexuelle, il n'y a pas de honte à avoir. Oui, effectivement, le fait d'avoir autant de vocabulaire différent pour parler de la même chose montre encore un tabou qui est assez prégnant.

Mais comme je disais dans mon intervention, le terme sexo-éducation n'est pas mal. Je ne sais pas, on ne va pas inventer un nouveau terme, on ne va pas rajouter un nouveau terme. Mais non, cela dit, je pense qu'il faut simplement, quand on parle d'éducation à la sexualité et d'éducation sexuelle, peu importe le terme, qu'on explicite aux professionnels, aux parents, aux élèves, ce qu'il en est exactement, tout simplement.

Et là, plus personne n'aura peur et peut-être, je dis bien peut-être, que les droits des enfants et des adolescents et même des jeunes adultes seront enfin respectés à ce sujet parce que ce n'est pas normal ce qui se passe. Il y a trop de violence. Je pensais avoir tout vu dans ma carrière professionnelle, mais non.

Au niveau de la sexualité et via les réseaux sociaux, ce qui peut se passer est une vraie catastrophe. Il est temps de réagir. Je peux donner aux enfants les outils pour se protéger et c'est ça, en fait.

Oui, oui. De toute façon, l'éducation à la sexualité, c'est quand même montrer que la sexualité, c'est épanouissant et que c'est une partie, c'est une composante essentielle de notre vie. Ça, il faut le comprendre et qu'il faut prendre soin de notre corps, de notre relation aux autres.

Il faut avoir des relations interpersonnelles épanouies et il faut lutter contre toutes les formes de violence et discrimination. Et c'est cette éducation, en parallèle de celle des parents, qui fera que peut-être, je dis bien peut-être, je pèse mes mots, il y aura peut-être moins de femmes de féminicides, moins de viols, et peut-être des personnes vont se permettre aussi un épanouissement et oser aller consulter aussi un professionnel de la santé sexuelle parce qu'on a encore beaucoup de personnes qui n'osent pas le faire, et particulièrement les femmes.

Oui, tu as tout à fait raison. Écoute, merci beaucoup pour ces propos éclairants et on va laisser du coup la parole à nos autres orateurs qui vont compléter et approfondir un petit peu ce que tu as balayé. Je te remercie encore une fois d'avoir donné de ton temps pour ce sommet et je remercie aussi tous les participants et je vous souhaite un bon sommet à tous.

Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org